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Tu t’étais dit qu’en quittant tout, qu’en virant tout,
déménageant aux antipodes d’un monde
que tu oubliais rond,
quittant ces villes au cubes monochromes,
vidant ta tête, tirant la chasse, cadenassant les entrées,
tu t’étais cru tranquille, isolé, éloigné, oublié...
Tu t’étais cru malin de t’abonner au lien mondial
qu’internet offrait
via ton clavier ombilical.
Tu t’étais vu devin à lire si vite
toutes ces news plutôt indignes
que confirmaient des signes
avant-coureurs d’un vide sans prénom,
d’une vacuité désolante, d’une légèreté ennivrante.
Tu t’étais cru serein, protégé, barricadé par ton intelligence sollicitée, mais bien reculée...
Tu te trompais, citoyen!
Le monde te rattrape chaque matin et il prend goût à cette course sans fin.
Tel un vulgaire chien il s’élance à tes trousses, haletant, bavant,
rejetant dans cette course une haleine fétide, anxiogène, polluante
chargée d’infos rapides donc in-stopables, futiles, donc in-rejetables,
serviles car trop bien (télé)guidées.
Et tu te noies dans ce putride, glue filandreuse qui t’emprisonne le rêve, te camisole les envies.
Le but est de te laisser croire libre.
De tout, oui: tes choix, ta voie, ta destinée même.
Naïveté, eau courante, électricité.
A tous les étages de la démocratie.
oui.
Tout en tenant les fils d’une cicatrice bien dissimulée, mal cautérisée.
Ca s’appelle un nombril, c’est censé se nouer.
Mais à trop tirer, ça pète.
Mieux vaut s’écarter.
Mais t’es confiné.
T’avais pas vu.
barrières,
barbelés,
confort,
coton,
douillet,
télé...
T’es mort.
Pan, dans ta tronche!
Pour l’éternité.
A demain donc...
déménageant aux antipodes d’un monde
que tu oubliais rond,
quittant ces villes au cubes monochromes,
vidant ta tête, tirant la chasse, cadenassant les entrées,
tu t’étais cru tranquille, isolé, éloigné, oublié...
Tu t’étais cru malin de t’abonner au lien mondial
qu’internet offrait
via ton clavier ombilical.
Tu t’étais vu devin à lire si vite
toutes ces news plutôt indignes
que confirmaient des signes
avant-coureurs d’un vide sans prénom,
d’une vacuité désolante, d’une légèreté ennivrante.
Tu t’étais cru serein, protégé, barricadé par ton intelligence sollicitée, mais bien reculée...
Tu te trompais, citoyen!
Le monde te rattrape chaque matin et il prend goût à cette course sans fin.
Tel un vulgaire chien il s’élance à tes trousses, haletant, bavant,
rejetant dans cette course une haleine fétide, anxiogène, polluante
chargée d’infos rapides donc in-stopables, futiles, donc in-rejetables,
serviles car trop bien (télé)guidées.
Et tu te noies dans ce putride, glue filandreuse qui t’emprisonne le rêve, te camisole les envies.
Le but est de te laisser croire libre.
De tout, oui: tes choix, ta voie, ta destinée même.
Naïveté, eau courante, électricité.
A tous les étages de la démocratie.
oui.
Tout en tenant les fils d’une cicatrice bien dissimulée, mal cautérisée.
Ca s’appelle un nombril, c’est censé se nouer.
Mais à trop tirer, ça pète.
Mieux vaut s’écarter.
Mais t’es confiné.
T’avais pas vu.
barrières,
barbelés,
confort,
coton,
douillet,
télé...
T’es mort.
Pan, dans ta tronche!
Pour l’éternité.
A demain donc...